Week-end à Rome donc. Rome est une ville superbe. Non seulement le Colisée (ça, c’est un truc qui me fait rêver, j’ai toujours adoré cette période de l’histoire, les romains avec leurs toges, les empereurs, les combats de gladiateurs et les chrétiens jetés aux lions… Non je déconne pour les chrétiens), mais aussi la Galerie Borghèse (j’aime bien les peintures religieuses du moyen âge, je trouve que y’a toujours quelque chose de tragique, mais y’a d’autres trucs que j’ai moins aimé). Sinon, on n’a pas pu visiter le palais des doges. Parce que c’est à Venise, et pas à Rome, ainsi que me l’a dit en souriant franchement la femme à la réception à l’hôtel. Bon, en même temps, bien fait pour ma gueule, j’avais qu’à me renseigner avant.
Mardi, psy. Un type toujours aussi bien. Franchement, j’ai bien fait de retourner le voir, même s’il est plus loin. D’après lui, je suis tellement peu sûr de moi que je recherche toujours à me mettre dans des situations compliquées quand tout va bien, juste pour chercher à me prouver que je peux m’en sortir. Il m’a dit de prendre mon temps pour savoir ce que je voulais vraiment, et il m’a aussi dit que j’avais pas besoin de me sentir coupable, la culpabilité ne menant à rien. Mais se sentir coupable est aussi un moyen de croire que les autres pensent à vous. J’arrive pas vraiment à le redire comme il me l’a dit. En fait, quand je me sens coupable de quelque chose envers une personne, c’est un moyen pour moi de penser que cette personne pense à moi. Même si c’est pour ne pas m’apprécier. Mais bon, là, c’est quand même différent je trouvais. C’était pas culpabiliser pour rien. Lui n’est pas d’accord. La personne la plus importante, c’est moi. Je dois agir uniquement en fonction de moi. Etre un peu égoïste. Bon, c’est ce que je suis sur ce coup-là. Mais d’après lui, j’arriverais à m’en sortir que si je pense qu’à moi.
Caroline était contente que je revienne, elle m’a dit que je lui avait manqué. Je sais pas… Ca fait juste une semaine qu’on est ensemble, mais elle est quand même super cette fille. Et puis elle m’aide vachement. Bon, pas pour choisir, mais pour pleins de trucs, je peux vachement parler avec elle.
Mais du coup, je me souviens du début quand j’étais avec Gwen, quand tout était magique (mais bon, c’est vrai qu’on n’a jamais trop trop discuté avec Gwen, enfin, jamais comme avec Caroline), quand elle était nouvelle pour moi et que j’étais nouveau pour elle, la première fois que j’ai été chez Jeanine (putain, ça fait un bail que je suis pas allé la voir, je flippe rien que d’y penser, parce qu’elle sait toujours quand je vais pas très bien, et d’un autre côté, j’ai une putain d’envie d’aller la voir).
A Rome avec Gwen, c’était génial. Avec Caroline, c’est super. Même dans son appart, Je veux dire, y’a pas besoin de faire des choses géniales et extraordinaires avec Caroline pour que ça soit bien. Mais avec Gwen non plus. Sauf qu’à Rome, c’était quand même super. Que j’aimerais apprendre l’italien en fait. Rien que pour me rappeler ce week-end à Rome, avec une fille que j’aime. Ou que j’aimais. Ou que je sais pas quoi.
En fait, je sais même pas si j’aime Gwen. Je pense que oui. Mais est-ce que c’est vraiment de l’amour ou est-ce que c’est de la tendresse seulement ? Y’ Grand Corps Malade qui dit un truc génial à propos de ça, c’est " La tendresse c’est ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse ".
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La seule chose dont je sois certaine c'est que le jour où tu aimeras une fille, tu le sauras, tu ne te poseras pas cette question.
Prends soin de toi.
Enfin moi, je vois ça comme ça.
Aucun conseil à la con à donner.
J'essayerai d'y penser quand je me sentirai coupable.
Merci de m'avoir appris cela...