Les dimanche chez Jeanine
Souvent, le dimanche, Gwen et moi on va bouffer chez Jeanine. Bon, je me ferais engueuler si je disais "bouffer", parce que chez Jeanine, on mange. On la prévient en général la semaine d'avant qu'on vient (en fait, on n'y va pas juste si on a un truc exceptionnel de prévus), et le dimanche, on se pointe sur les coups de 11 heures. Je vous ai dit que j'aimais beaucoup Jeanine. Elle est marrante.
Donc, on se pointe sur les coups de 11 heures. Elle vient ouvrir, vêtue de sa blouse du dimanche (une blouse noire à fleurs jaunes et rouges) et ça sent bon de la cuisine. Si on a amené des fleurs, elle les met tout de suite dans un vase, si on a amené du vin, elle le met au frigo si il faut le boire frais. Alors en fait, avec Gwen, on ammène du vin que si dans la semaine Jeanine nous a dit quoi prendre. Parce que ni elle ni moi ne voudrait prendre le risque d'arriver chez Jeanine avec le vin qui va pas. Elle râlerait pas trop, mais on saurait qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait.
Donc, ça sent bon de la cuisine.
Jeanine laisse mijoter (elle sait qu'on arrive toujours aux environs de la même heure), s'assoit à la table ronde qui se trouve dans son salon, et nous sert un apérétif. Bon, pour moi c'est whisky, forcément whisky, pour Gwen c'est un porto (mais juste un doigt) et pour Jeanine, c'est un truc que je savais même pas que ça existait avant de la rencontrer: un gignolet kirsch. Ca a le goût de la cerise, mais en plus dégueulasse. Heureusement que le whisky est toujours bon.
On discute autour de notre verre (ou de nos verres des fois), surtout Gwen en fait (parce que moi, j'arrive à la voir souvent Jeanine, vu que j'y vais au moins trois fois par semaine), Jeanine se lève de temps en temps pour vérifier la cuisson du plat (toujours un truc génial) et Gwen en profite pour m'embrasser en me disant qu'elle m'aime et est-ce que je pourrais lui filer une cigarette. Parce que quand on va chez Jeanine, Gwen prend pas ses cigarettes. Au début, je croyais que c'était parce qu'elle les oubliait, mais en fait, pas du tout. Je connais pas la raison, mais elle ne fume que MES cigarettes chez Jeanine.
A midi, c'est l'inconvénient du jour (ben oui, comme dit Jeanine, quand on arrive chez elle on choisit pas): Pascal Sevran. 45 minutes de danses, de jeunes chanteurs et chanteuses (ou de chanteurs et / ou chanteuses complètement mort(e)s ou en passe de l'être) et de conneries sur fond rose et bleu. Enfin bref, 45 minutes à subir, et après, le repas préparé par Jeanine. Je sais pas à quelle heure elle se lève le dimanche matin pour préparer tout ça, mais quand on arrive, la table est mise avec deux verres par personne (un verre à vin et un verre à eau, un truc que je connaissais pas du tout avant) et tout est prêt.
Après le repas, Jeanine va dormir une petite heure, Gwen fait la vaisselle et je regarde la télé pendant ce temps. Puis Jeanine se lève de sa sieste, on discute autour d'un café et d'un verre d'eau de vie de prune, pendant que Gwen regarde une série à la con sur TF1. Avec Jeanine, on discute de tout, de rien, de littérature... Je lui dis que j'aimerais tout savoir, tout connaître sur un sujet, du style être LE spécialiste sur "l'herbe rouge" de Boris Vian, le meilleur. Elle me répond que du moment que je l'ai lu, compris, et qu'il m'a apporté quelque chose je n'ai pas besoin de plus, et que les spécialistes sont toujours des gens chiants. Et dogmatiques en plus.
Jeanine a horreur des dogmatiques, et moi, j'adore les dimanche chez Jeanine.
Tim
Donc, on se pointe sur les coups de 11 heures. Elle vient ouvrir, vêtue de sa blouse du dimanche (une blouse noire à fleurs jaunes et rouges) et ça sent bon de la cuisine. Si on a amené des fleurs, elle les met tout de suite dans un vase, si on a amené du vin, elle le met au frigo si il faut le boire frais. Alors en fait, avec Gwen, on ammène du vin que si dans la semaine Jeanine nous a dit quoi prendre. Parce que ni elle ni moi ne voudrait prendre le risque d'arriver chez Jeanine avec le vin qui va pas. Elle râlerait pas trop, mais on saurait qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait.
Donc, ça sent bon de la cuisine.
Jeanine laisse mijoter (elle sait qu'on arrive toujours aux environs de la même heure), s'assoit à la table ronde qui se trouve dans son salon, et nous sert un apérétif. Bon, pour moi c'est whisky, forcément whisky, pour Gwen c'est un porto (mais juste un doigt) et pour Jeanine, c'est un truc que je savais même pas que ça existait avant de la rencontrer: un gignolet kirsch. Ca a le goût de la cerise, mais en plus dégueulasse. Heureusement que le whisky est toujours bon.
On discute autour de notre verre (ou de nos verres des fois), surtout Gwen en fait (parce que moi, j'arrive à la voir souvent Jeanine, vu que j'y vais au moins trois fois par semaine), Jeanine se lève de temps en temps pour vérifier la cuisson du plat (toujours un truc génial) et Gwen en profite pour m'embrasser en me disant qu'elle m'aime et est-ce que je pourrais lui filer une cigarette. Parce que quand on va chez Jeanine, Gwen prend pas ses cigarettes. Au début, je croyais que c'était parce qu'elle les oubliait, mais en fait, pas du tout. Je connais pas la raison, mais elle ne fume que MES cigarettes chez Jeanine.
A midi, c'est l'inconvénient du jour (ben oui, comme dit Jeanine, quand on arrive chez elle on choisit pas): Pascal Sevran. 45 minutes de danses, de jeunes chanteurs et chanteuses (ou de chanteurs et / ou chanteuses complètement mort(e)s ou en passe de l'être) et de conneries sur fond rose et bleu. Enfin bref, 45 minutes à subir, et après, le repas préparé par Jeanine. Je sais pas à quelle heure elle se lève le dimanche matin pour préparer tout ça, mais quand on arrive, la table est mise avec deux verres par personne (un verre à vin et un verre à eau, un truc que je connaissais pas du tout avant) et tout est prêt.
Après le repas, Jeanine va dormir une petite heure, Gwen fait la vaisselle et je regarde la télé pendant ce temps. Puis Jeanine se lève de sa sieste, on discute autour d'un café et d'un verre d'eau de vie de prune, pendant que Gwen regarde une série à la con sur TF1. Avec Jeanine, on discute de tout, de rien, de littérature... Je lui dis que j'aimerais tout savoir, tout connaître sur un sujet, du style être LE spécialiste sur "l'herbe rouge" de Boris Vian, le meilleur. Elle me répond que du moment que je l'ai lu, compris, et qu'il m'a apporté quelque chose je n'ai pas besoin de plus, et que les spécialistes sont toujours des gens chiants. Et dogmatiques en plus.
Jeanine a horreur des dogmatiques, et moi, j'adore les dimanche chez Jeanine.
Tim
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