Encore des papillons...

Publié le par Tim

Vendredi dernier, j’ai bossé avec Michel Sardou. Bon, bien sûr, pas le vrai. Parce que à l’usine, y’a quand même pas beaucoup de chances qu’on voit un jour Sardou venir bosser. Mais là, c’était un mec qui lui ressemblait vachement, c’était hallucinant ! Et en plus, ce mec, je l’avais jamais vu. Parce que vendredi, ils m’ont changé de poste. Bon, c’est normal, je suis intérimaire, et, dans la hiérarchie d’une entreprise, je suis juste au dessus de la serpillière. J’ai donc bossé avec le sosie de Sardou. Et ça allait pas.

 

 

Le mec m’a montré ce qu’il fallait faire (c’est un peu compliqué à expliquer, mais pas à faire, sinon, vous pensez bien qu’on m’aurait pas donné ce boulot), puis il allait bosser de son côté. Du coup, ben j’étais un peu tout seul avec mes bobines de fils. Ouai, là, c’est une usine où ils fabriquent des bobines de fils. Enfin, je pense… Parce que des grosses bobines arrivent, on les range sur les machine, on installe les fils, on lance les machines et à la fin, ça ressort sur des bobines plus petites. Et pour mettre le fil, y’a des trucs à respecter quand même. C’est ce que Sardou m’expliquait.

 

 

Donc, j’étais en train d’installer mes bobines, de faire passer mon fil dans une espèce de ressort puis dans un trou (le ressort sert presque d’aiguille) puis dans un circuit un peu compliqué avant de coincer le fil dans l’encoche d’une bobine en plastique vide quand je me suis foutu à déprimer. D’un coup. Bon, ok, en ce moment, le matin, c’est pas la grande forme. Mais là… Triste, pas bien, angoissé. Malheureux quand même.

A un moment, je suis sorti parce que je me suis dit que j’allais vomir. Je suis allé aux chiottes, mis en position, et attendu. Bon, je voudrais pas passer pour un crade, mais c’est horrible comme sensation, quand tu te rends compte que même vomir t’en es pas capable. Alors que t’aimerais bien que tout sorte. Mais ça veut pas.

 

 

Je suis retourner déprimer devant mes moulins (les grandes machines, ça s’appelle des moulins), limite en pleurant, mais même pas. Rien ne sortait. Les larmes pas plus que le reste. Limite je rêve de m’asseoir devant les bobines et de pleurer. Ou de penser à rien. Sans que personne me demande rien. Ca serait bien ça. T’en as marre, tu t’assoies et tu penses à rien sans que personne te pose des questions à la con. Mais ça, c’est pas possible. T’as pas le droit. Surtout au boulot, parce que quand même, j’en ai super besoin de ces boulots en interim. Parce qu’il manquerait plus que je sois obligé de rester chez moi. Vous imaginez le truc en plus ? Je dois rester où, chez moi chez Gwen ou chez moi chez Caroline ? Pourvu que l’agence d’interim me lâche pas maintenant ! ! ! Plus tard à la limite, quand tout sera fini, mais pas maintenant ! ! !

 

 

Tim

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M
difficile la vie..
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