Mon réveillon
Je voulais parler de ma vie sur un blog, OK. Mais je voulais en parler avec un certain détachement, avec humour et tout, pour qu'on dise "putain mais le mec qui a ce blog il est génial". Ou du moins "il doit être sympa". Alors que là, j'ai surtout l'impression qu'on se dit "putain, mais le mec qui a ce blog, mais quel pauvre type dépressif"... Je vais essayer de changer ça, parce que s'il y a quelque chose pour lequel je ne veux pas passer, c'est bien pour un pauvre type dépressif.
Donc, je vais vous raconter pourquoi je ne serai pas avec Gwen ce soir, pour le réveillon. Pourquoi je serai chez des copains.
Il y a 4 mois maintenant que je vis avec Gwen, dans le même appart. Avant, on se retrouvait soit chez Jeanine, sa grand-mère, soit dans mon studio. Un beau jour, ou étais-ce une nuit, on était chez Jeanine. Y'avait aussi la mère de Gwen. Elle est schizophrène (sa mère, pas Gwen). Et son truc, c'est les délires mystiques: en crise, elle voit Jésus dans son bol de café, ou le diable qui se cache sous le tapis de douche ou un démon qui a prit possession du PQ. C'est ça un délire mystique. Et si à raconter, c'est drôle, à vivre, c'est pas amusant du tout.
Bref. C'était le matin, Jeanine dormait dans sa chambre, Gwen et moi dans la chambre d'amis, dans le grand lit qu'elle avait récemment acheté, et la mère de Gwen sur le clic clac, dans le salon.
Normalement, je suis pas trop du matin, et Gwen encore moins. Mais là, la veille on n'avait rien fait, et bon... Je me suis réveillé au moment où Gwen me caressait. Je me souviens que j'ai regardé l'heure, il était 6 heures, et j'avais une putain d'envie de me rendormir... Mais en même temps... Enfin bon, je me suis pas rendormi.
Je dors toujours en caleçon (un truc très large, où je suis super à l'aise, c'est pas très sexy mais bon) et Gwen dort souvent en T shirt (mais un T shirt immense, presque un drap de lit). Là, je me suis rendu compte que j'étais à oilp, et Gwen aussi d'ailleurs. On s'est caressé un petit peu, et tout (oui, c'est pas une histoire de cul non plus, donc je vous passe les détails).
D'habitude, Gwen est plutôt du genre... comment dire... elle manifeste bruyamment. Mais là, fallait faire un peu gaffe quand même. Après pleins de caresses avec les mains, puis sans les mains j'ai senti que le corps de Gwen se contractait, et elle a lâché un petit cri (mais vraiment un tout petit cri) en jouissant. Elle a voulu que je la pénètre (je déteste ce mot, mais je vois pas quoi dire d'autre. "que je la mette" ? C'est encore pire. "que je lui pète la rondelle" ? C'est pas une histoire de cul ici. "Que je lui fasse goûter la substantifique moëlle de mon organe" ? On n'est pas dans un mauvais bouquin - ceci dit "substantifique moëlle", je trouve que ça en jette). Je ne suis pas un mauvais garçon, alors je me suis exécuté.
Je vous résume donc la situation:
Elle assise sur moi, moi assis en elle, nos mains occupées, elle à me caresser de haut en bas (euh, surtout en bas en fait)... Enfin bref.
Autant Gwen avait été sobre pour son premier orgasme, autant là elle commençait à vraiment gémir, tout en bougeant de haut en bas pour suivre mes mouvements.
Je me disais qu'elle allait gémir trop fort, qu'il allait se passer un truc. Et puis, j'allais pas tenir encore très longtemps, avec les mouvements, avec les contractions de ses muscles et tout.
A ce moment-là (juste faut que je dise que Gwen tournait le dos à la porte, et que donc moi je l'avais en face de moi), à ce moment-là donc, la porte de la chambre s'est ouverte en grand, et, la lumière venant du salon, j'ai vu apparaître la mère de Gwen pas coiffée et vêtue d'une vieille robe de chambre blanche qui baillait. Cette folle était en pleine crise; elle s'est foutue à nous hurler des trucs, comme quoi Gwen était une petite salope, une pute, que moi j'étais un enfoiré, puis après elle est partie dans son délire, nous parlant de Sodome, nous criant qu'on allait brûler en enfer, qu'elle se donnait du mal pour ne pas pécher et que sa fille commettait le péché de luxure alors qu'elle ferait mieux de prier pour le salut de son âme.
Ces gueulements ont réveillé Jeanine (je vous jure qu'avec Gwen on flippait), elle est arrivée et elle a essayé de calmer sa fille en lui parlant doucement. Mais l'autre continuait, nous parlant de la punition divine et toutes ces conneries. Je me suis rhabillé, j'ai dit au revoir à Gwen et à Jeanine (de loin, je voulais pas que l'autre reparte alors qu'elle s'était calmée) et je suis rentré chez moi.
Depuis, je veux plus voir la mère de Gwen, je veux même plus en entendre parler. En plus, la folie c'est un truc qui me fait vraiment peur.
Ce soir donc, je serai chez Antoine et Sabine, et je serai bien mieux qu'avec l'autre.
Tim
Donc, je vais vous raconter pourquoi je ne serai pas avec Gwen ce soir, pour le réveillon. Pourquoi je serai chez des copains.
Il y a 4 mois maintenant que je vis avec Gwen, dans le même appart. Avant, on se retrouvait soit chez Jeanine, sa grand-mère, soit dans mon studio. Un beau jour, ou étais-ce une nuit, on était chez Jeanine. Y'avait aussi la mère de Gwen. Elle est schizophrène (sa mère, pas Gwen). Et son truc, c'est les délires mystiques: en crise, elle voit Jésus dans son bol de café, ou le diable qui se cache sous le tapis de douche ou un démon qui a prit possession du PQ. C'est ça un délire mystique. Et si à raconter, c'est drôle, à vivre, c'est pas amusant du tout.
Bref. C'était le matin, Jeanine dormait dans sa chambre, Gwen et moi dans la chambre d'amis, dans le grand lit qu'elle avait récemment acheté, et la mère de Gwen sur le clic clac, dans le salon.
Normalement, je suis pas trop du matin, et Gwen encore moins. Mais là, la veille on n'avait rien fait, et bon... Je me suis réveillé au moment où Gwen me caressait. Je me souviens que j'ai regardé l'heure, il était 6 heures, et j'avais une putain d'envie de me rendormir... Mais en même temps... Enfin bon, je me suis pas rendormi.
Je dors toujours en caleçon (un truc très large, où je suis super à l'aise, c'est pas très sexy mais bon) et Gwen dort souvent en T shirt (mais un T shirt immense, presque un drap de lit). Là, je me suis rendu compte que j'étais à oilp, et Gwen aussi d'ailleurs. On s'est caressé un petit peu, et tout (oui, c'est pas une histoire de cul non plus, donc je vous passe les détails).
D'habitude, Gwen est plutôt du genre... comment dire... elle manifeste bruyamment. Mais là, fallait faire un peu gaffe quand même. Après pleins de caresses avec les mains, puis sans les mains j'ai senti que le corps de Gwen se contractait, et elle a lâché un petit cri (mais vraiment un tout petit cri) en jouissant. Elle a voulu que je la pénètre (je déteste ce mot, mais je vois pas quoi dire d'autre. "que je la mette" ? C'est encore pire. "que je lui pète la rondelle" ? C'est pas une histoire de cul ici. "Que je lui fasse goûter la substantifique moëlle de mon organe" ? On n'est pas dans un mauvais bouquin - ceci dit "substantifique moëlle", je trouve que ça en jette). Je ne suis pas un mauvais garçon, alors je me suis exécuté.
Je vous résume donc la situation:
Elle assise sur moi, moi assis en elle, nos mains occupées, elle à me caresser de haut en bas (euh, surtout en bas en fait)... Enfin bref.
Autant Gwen avait été sobre pour son premier orgasme, autant là elle commençait à vraiment gémir, tout en bougeant de haut en bas pour suivre mes mouvements.
Je me disais qu'elle allait gémir trop fort, qu'il allait se passer un truc. Et puis, j'allais pas tenir encore très longtemps, avec les mouvements, avec les contractions de ses muscles et tout.
A ce moment-là (juste faut que je dise que Gwen tournait le dos à la porte, et que donc moi je l'avais en face de moi), à ce moment-là donc, la porte de la chambre s'est ouverte en grand, et, la lumière venant du salon, j'ai vu apparaître la mère de Gwen pas coiffée et vêtue d'une vieille robe de chambre blanche qui baillait. Cette folle était en pleine crise; elle s'est foutue à nous hurler des trucs, comme quoi Gwen était une petite salope, une pute, que moi j'étais un enfoiré, puis après elle est partie dans son délire, nous parlant de Sodome, nous criant qu'on allait brûler en enfer, qu'elle se donnait du mal pour ne pas pécher et que sa fille commettait le péché de luxure alors qu'elle ferait mieux de prier pour le salut de son âme.
Ces gueulements ont réveillé Jeanine (je vous jure qu'avec Gwen on flippait), elle est arrivée et elle a essayé de calmer sa fille en lui parlant doucement. Mais l'autre continuait, nous parlant de la punition divine et toutes ces conneries. Je me suis rhabillé, j'ai dit au revoir à Gwen et à Jeanine (de loin, je voulais pas que l'autre reparte alors qu'elle s'était calmée) et je suis rentré chez moi.
Depuis, je veux plus voir la mère de Gwen, je veux même plus en entendre parler. En plus, la folie c'est un truc qui me fait vraiment peur.
Ce soir donc, je serai chez Antoine et Sabine, et je serai bien mieux qu'avec l'autre.
Tim
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