50 cent (4 jours chez ma soeur)
Je suis donc allé voir ma soeur. C'était bien. C'était calme. On a rit, on a bu (normalement), on a discuté, on a entendu mon père téléphoner à ma soeur tous les jours. J'irai bientôt le voir dans son nouvel appart. Peut-être que je lui dirai des choses, peut-être pas. Peut-êtrte que j'en aurai le courage. Peut-être pas.
On a parlé de Gwen (ma soeur l'aime pas trop, elle l'appelle "miss shampoing", ce qui lui va pas si mal que ça finalement), bref, j'ai passé 4 bonnes journées. Presque sans angoisses, quasiment sans papillons dans le ventre. 4 jours à vivre sans m'inquiéter de rien, 4 jour à être pris en charge (ma soeur gérait l'emploi du temps, enfin, "emploi du temps"... Disons qu'elle avait posé deux jours de congés et qu'on s'est balladé, qu'on est allé au ciné), à ne rien avoir à faire (ma soeur faisait la cuisine), enfin, bon. J'étais bien.
En plus, dans son salon, là où j'ai dormi, y'a pleins de peluches. J'ai un peu honte, mais j'avoue que j'ai pris un de ses koala en peluche pour dormir avec. Et je le remettais vite à sa place au réveil (je me levais à 8h15, ma soeur un peu plus tard). Comme un gosse je passais mes nuits.
Faudra un jour que j'arrive à gérer ma vie sans angoisse, à pouvoir me lever à l'heure que je veux et pas à 8h30 au plus tard sinon j'ai peur toute la journée, à ne pas piquer un koala en peluche pour me sentir en sécurité. Merde ! J'ai quand même 23 ans ! Je suis inadapté: un gosse de 7 ans dans le corps d'un mec de 23 ans. J'ai conscience du ridicule de la situation, faut pas croire. Et comme j'ai pas l'air de pouvoir compter sur ma psy pour m'aider...
En rentrant de chez ma soeur, j'étais mal. Dans ce wagon de train presque vide, j'avais peur. Peur de je ne sais pas trop quoi en fait, peur de retrouver le quotidien et les trucs à gérer ? Je ne sais pas. Enfin bon, j'avais peur.
Et puisqu'on en est aux confidences, quand j'ai peur comme ça, sans trop de raison (mais c'est de la peur, pas de l'angoisse, c'est pas aussi fort), ben y'a qu'un truc qui me calme: alors, comment dire... Non parce que c'est pas trop trop évident à dire... Bon, ben tant pis, je me lance et je regarde pas après ce que j'écris, je le dis comme ça, cash: je me branle.
Et ça marche ! C'est con, un peu glauque, mais ça marche. Dehors (en dehors de chez Gwen et moi quoi), à part dans les chiottes aux différents boulots que j'ai fais (ça, c'est pas un peu glauque, c'est glauque à mort, puis si quelqu'un s'en aperçoit, t'es mort, parce que tout le monde t'appelera "le branleur" ou un truc comme ça), jamais.
Et là... Je sentais la peur arriver. Ca commence par le bas du ventre, puis ça remonte lentement et insidieusement. Jusqu'à ce que t'ai tous le ventre prit par la peur, et la gorge serrée. Et qu'ensuite, les papillons de l'angoisse arrivent. Là, dans le train, je lisais quand la peur est arrivée. Pour aller chez ma soeur (et donc, pour en revenir), il y a un changement de train, avec 30 minutes d'attente (à peu près quoi). La peur commençait à vraiment être forte, donc, conscient du pathétique du truc (mais pas encore de la difficulté de le raconter sur ce blog), malgré tout, je suis allé aux chiottes. Ouai. Mais c'était payant ! 30 centimes pour utiliser l'urinoir, 50 pour le chiotte fermé.
50 centimes... Non seulement c'est glauque, pathétique et ridicule (parce que je suis sûr que y'a d'autres moyens de gérer ça, mais ce qui est con, c'est que j'ose même pas en parler à ma psy), mais en plus, fallait payer 50 centimes (oui parce que je me voyais pas faire ça devant l'urinoir; déjà dans un chiotte fermé qui pue la javel, faut avoir pas mal d'imagination, mais devant un urinoir avec le petit truc bleu posé au fond... Puis j'aurais pas voulu, en plus, me faire arrêter pour exhibitionisme). Mais ça a fonctionné quoi. Après, je n'avais plus aussi peur.
Bon, en même temps, aller mieux m'a coûté un peu de honte et 50 centimes. Mais ne plus avoir peur (du moins, voir la peur qui s'estompe), franchement, ça a pas de prix.
Tim
On a parlé de Gwen (ma soeur l'aime pas trop, elle l'appelle "miss shampoing", ce qui lui va pas si mal que ça finalement), bref, j'ai passé 4 bonnes journées. Presque sans angoisses, quasiment sans papillons dans le ventre. 4 jours à vivre sans m'inquiéter de rien, 4 jour à être pris en charge (ma soeur gérait l'emploi du temps, enfin, "emploi du temps"... Disons qu'elle avait posé deux jours de congés et qu'on s'est balladé, qu'on est allé au ciné), à ne rien avoir à faire (ma soeur faisait la cuisine), enfin, bon. J'étais bien.
En plus, dans son salon, là où j'ai dormi, y'a pleins de peluches. J'ai un peu honte, mais j'avoue que j'ai pris un de ses koala en peluche pour dormir avec. Et je le remettais vite à sa place au réveil (je me levais à 8h15, ma soeur un peu plus tard). Comme un gosse je passais mes nuits.
Faudra un jour que j'arrive à gérer ma vie sans angoisse, à pouvoir me lever à l'heure que je veux et pas à 8h30 au plus tard sinon j'ai peur toute la journée, à ne pas piquer un koala en peluche pour me sentir en sécurité. Merde ! J'ai quand même 23 ans ! Je suis inadapté: un gosse de 7 ans dans le corps d'un mec de 23 ans. J'ai conscience du ridicule de la situation, faut pas croire. Et comme j'ai pas l'air de pouvoir compter sur ma psy pour m'aider...
En rentrant de chez ma soeur, j'étais mal. Dans ce wagon de train presque vide, j'avais peur. Peur de je ne sais pas trop quoi en fait, peur de retrouver le quotidien et les trucs à gérer ? Je ne sais pas. Enfin bon, j'avais peur.
Et puisqu'on en est aux confidences, quand j'ai peur comme ça, sans trop de raison (mais c'est de la peur, pas de l'angoisse, c'est pas aussi fort), ben y'a qu'un truc qui me calme: alors, comment dire... Non parce que c'est pas trop trop évident à dire... Bon, ben tant pis, je me lance et je regarde pas après ce que j'écris, je le dis comme ça, cash: je me branle.
Et ça marche ! C'est con, un peu glauque, mais ça marche. Dehors (en dehors de chez Gwen et moi quoi), à part dans les chiottes aux différents boulots que j'ai fais (ça, c'est pas un peu glauque, c'est glauque à mort, puis si quelqu'un s'en aperçoit, t'es mort, parce que tout le monde t'appelera "le branleur" ou un truc comme ça), jamais.
Et là... Je sentais la peur arriver. Ca commence par le bas du ventre, puis ça remonte lentement et insidieusement. Jusqu'à ce que t'ai tous le ventre prit par la peur, et la gorge serrée. Et qu'ensuite, les papillons de l'angoisse arrivent. Là, dans le train, je lisais quand la peur est arrivée. Pour aller chez ma soeur (et donc, pour en revenir), il y a un changement de train, avec 30 minutes d'attente (à peu près quoi). La peur commençait à vraiment être forte, donc, conscient du pathétique du truc (mais pas encore de la difficulté de le raconter sur ce blog), malgré tout, je suis allé aux chiottes. Ouai. Mais c'était payant ! 30 centimes pour utiliser l'urinoir, 50 pour le chiotte fermé.
50 centimes... Non seulement c'est glauque, pathétique et ridicule (parce que je suis sûr que y'a d'autres moyens de gérer ça, mais ce qui est con, c'est que j'ose même pas en parler à ma psy), mais en plus, fallait payer 50 centimes (oui parce que je me voyais pas faire ça devant l'urinoir; déjà dans un chiotte fermé qui pue la javel, faut avoir pas mal d'imagination, mais devant un urinoir avec le petit truc bleu posé au fond... Puis j'aurais pas voulu, en plus, me faire arrêter pour exhibitionisme). Mais ça a fonctionné quoi. Après, je n'avais plus aussi peur.
Bon, en même temps, aller mieux m'a coûté un peu de honte et 50 centimes. Mais ne plus avoir peur (du moins, voir la peur qui s'estompe), franchement, ça a pas de prix.
Tim
Publicité